La 'Nakba' juive :‮ ‬déportations,‭ ‬massacres‭ ‬et conversions‭ ‬forcées

La ‘Nakba’ juive :‮ ‬déportations,‭ ‬massacres‭ ‬et conversions‭ ‬forcées

Chaque année, les Palestiniens célèbrent le Jour de la Nakba, la catastrophe qu'ils ont subie lors de la création de l'État d'Israël. Mais les Juifs ressortissant des pays arabes ont eux aussi subi une catastrophe, et de loin plus grave.

Par : Ben Dror Yemini

On raconte que sa beauté était sublime. Sol (Sulika) Hatuel avait 17 ans lorsqu'elle fut décapitée. Une amie musulmane a prétendu avoir réussi à la convertir à l'Islam. Lorsque Sol le nia, elle fut accusée d'hérésie et condamnée à mort. Son affaire arriva jusqu'au Sultan.

Pour éviter sa mort, les notables de la communauté tentèrent de la convaincre à vivre en tant que musulmane. Elle refusa en disant : 'Je suis née en tant que juive et mourrait en tant que juive'. Son destin fut scellé. Cette histoire eut lieu en 1834. Elle vivait à Tanger et fut exécutée à Fès. De nombreuses personnes viennent en pèlerinage sur sa tombe. Bien que l'événement ait été documenté par de nombreux témoignages, par un célèbre tableau et par une pièce de théâtre – son histoire a été oubliée. L'article qui suit lui est dédiée, ainsi qu'aux autres victimes de la Nakba juive.



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# Posté le samedi 13 juin 2009 09:26

HILLEL YAFFE. Par Annette Malka

HILLEL YAFFE. Par Annette Malka
Dans toutes nos villes nous retrouvons les mêmes noms de rues de personnages célèbres qui ont contribués à la création de notre Etat. Pourtant certains, comme Hillel Yafé, restent dans l'ombre sans aucune raison valable.









Moshav Hillel en souvenir d'Hillel Yaffé

LE PREMIER VERGER.
Face à un verger des pionniers de Hedera se trouve la route qu'ils tracèrent de leurs propres mains en cassant les pierres des environs. Cette route où plutôt ce chemin carrossable reliait Hedera à Zirhon Yaacov en passant par Benyamina, Zarkonya et Shouni. C'est ce chemin qu'empruntait le docteur Hillel Yaffé sur sa monture deux fois par semaine pour se rendre d'une implantation à l'autre, aucune autre route n'existant alors. Il mettait deux bonnes heures pour aller d'un point à l'autre. (Aujourd'hui, si l'envie nous prend de nous promener on peut y accéder par le chemin qui mène au parc de loisirs des enfants Shcvil Atapouz et qui se trouve près de Gan Shmouël).

Ce sont les trois petits enfants du docteur Hillel Yaffé qui demandèrent à un guide d'organiser une conférence guidée sur les traces de leur grand-père, région où il a travaillé et qu'il a tant aimé. Ces petits enfants vivent maintenant à l'étranger mais ils ont hérité de la famille Yaffé la propriété de Zirhon Yaacov qui se trouve jointe à la propriété des Leng.



A LA MEMOIRE D'UN GRAND HOMME.

Hillel Yaffé a été un grand médecin et un grand politicien pendant plus de dix ans.





Contrairement à beaucoup d'hommes politiques ou de personnages qui ont marqué le destin d'Israël et dont le nom est rappelé dans chaque ville nous ne trouvons aucune rue à son nom dans aucune ville ou peu d'endroits rappelant son souvenir à part l'hôpital de Hedera et un village au dessus de la vallée de Houla : Beit Hillel.

Le docteur Hillel Yaffé n'a pas séjourné longtemps à Hedera mais son âme et son c½ur ont toujours été près des pionniers de cette ville, il les a aidé matériellement, moralement et physiquement. Il a commencé à chercher une solution pour assécher les marais qui envahissaient la région, dès 1931 il entreprit d'ouvrir des réserves naturelles dans le Nord du pays et les premières maisons de la future ville virent le jour lorsque l'implantation ne comptait alors que 200 habitants.

Les marais sont le résultat d'une structure topographie et morphologique de terres particulières et aussi celui de la négligence du gouvernement ottoman, qui, pendant plusieurs centaines années a gouverné le pays en négligeant le problème. Un septième des terres de Hedera n'était composé que de marais qui entouraient la région comme une couronne mortuaire. A cette époque, les moustiques anophèle se multipliaient et furent la cause des épidémies de malaria.

Durant les premières dizaines années de la création de l'implantation, la moitié de la population et des ouvriers moururent de la malaria ou de ses dérivés.

Né à Krin petit village de Russie en 1864, Hillel faisait partie d'une famille de cinq enfants. Son père commerçant et cultivé permit au futur docteur de lui donner une éducation approfondie sur le judaïsme et ses traditions. Dès son adolescence il fut envoyé en Israël pour étudier au Gymnasia de Tel Aviv afin d'approfondir ses connaissances. Après de brillantess études il commença sa médecine en Suisse et se spécialisa en ophtalmologie à Paris. Dans un même laps de temps il se rapprocha du mouvement sioniste. Il commença à publier ses travaux de recherche en ophtalmologie qui lui valurent un énorme succès dans la communauté de la recherche. Le choix des études qu'Hillel Yaffé choisit et finit n'avaient qu'un seul but celui de venir professer en Eretz Israël

A Paris il reçut le titre officiel du meilleur spécialiste mondial des soins de la malaria.

En 1890 son père décéda et il retourna dans sa famille au moment du deuil. En 1891 il décida de monter en Israël. Il fit tout d'abord une escale en Turquie pour obtenir un permis de professer au pays car Israël était gouverné par les ottomans. Arrivé au pays il décida d'abord de le visiter et pour cela il se rendit à Jérusalem et dans les premières moshavot qui voyaient le jour. De Jérusalem il sera très déçu car il n'en verra que les quartiers des religieux, pauvres, mal entretenus, enfermés dans leurs idées et leurs coutumes. Il sera agréablement surpris par les pionniers des premières moshavot qui représentaient tout le contraire des Juifs de Jérusalem, c'est-à-dire le travail avec ardeur, l'ambition, l'optimiste, le sionisme, un certain idéal et la joie de vivre.

En 1894 il commença à travailler à Haifa et ouvrit une pharmacie grâce à de généreux donateurs de la communauté russe. Il fut appelé à travailler dans la ville de Tibériade et là il découvrit une population mélangée : des Juifs ashkénazes, sépharades et des arabes qui vivaient tous côte à côte. Il s'y installa et y travailla deux ans puis il retourna à Zirhon Yaacov où il créa de toutes pièces un dispensaire où il recevait jusqu'à 180 malades par jour !




Centre médical Hillel Yaffé à Hedera

De temps en temps il prenait le temps d'aller à la mer pour se baigner et un jour il faillit se noyer ; c'est grâce à un Arabe de la famille El Baroumi qu'il fut sauvé et il resta longtemps en relation avec lui car chez les Arabes celui qui sauve ou qui est sauvé par une personne est un « frère » mais après l'indépendance la famille El Baroumi abandonna son village et bien que ses petits enfants firent des recherches on ne retrouva jamais la famille El Baroumi.


En 1894 Hillel Yaffé organisa le premier congrès des 18 moshavot déjà existantes pour essayer de résoudre leurs énormes problèmes des pionniers puis il fut président du groupe « Hovévéi Tsion » (les amoureux de Sion) tout cela bien avant que le premier congrès d'Herzl à Bâle n'eut lieu.

En 1895 l'implantation de Hedera lui offrit un terrain de 2 ares pour qu'il se sente chez lui parmi la population de cette moshava, c'est dire à quel point les relations entre le docteur et les pionniers étaient chaleureuses et amicales ; il y construit une maison qu'il n'occupa presque jamais car ses obligations professionnelles le faisaient voyager sans arrêt un peu partout dans le pays.

En 1896 le Baron Edmond de Rothschild avec lequel il était en rapport constant débloqua des fonds pour l'achat d'eucalyptus afin d'en planter près des marécages. A l'époque ils pensaient que ces arbres absorberaient les eaux marécageuses et que les marais disparaitraient, erreur qui leur coutât très chère.

Hillel Yaffé fut plus qu'un docteur, il fut aussi un grand politicien, il soutint les moshavot et créa une école de garçons à Yaffo. Dans le but d'accompagner Herzl qui devait se rendre à Jérusalem pour rencontrer Guillaume II, Hillel Yaffé réussit à trouver à Hedera la seule diligence disponible qui restait dans le pays car toutes les autres avaient été réquisitionnées pour l'Empereur. Herzl et Hillel Yaffé espéraient l'appui de l'empereur en faveur des Juifs, la déception fut grande car Herzl resta neutre pour soutenir une Alya renforcée et l'établissement agricole sur les terres d'Israël.

En 1902 une épidémie de choléra se déclara en Israël et Hillel Yaffé réussit à l'enrayer, il interdit à la population de sortir des implantations et mit en quarantaine les malades et leur famille afin d'arrêter l'épidémie.

Hillel Yaffé participa en 1903 à la délégation du mouvement sioniste qui se rendit dans la région d'El Arish pour voir s'il y avait une possibilité de créer un Etat Juif dans cette région, idée soumise par Herzl au congrès sioniste. Il se déclara contre le projet de l'Ouganda et dirigera le syndicat des instituteurs.



ZARKONYA

Les pionniers donnèrent ce nom à leur ferme car ils habitaient non loin du village de Jis El Zarka et choisirent ce nom rapprochant. Cette grâce à cette ferme que Benyamina vit le jour dès 1921. Ce bel ensemble architectural comprend plusieurs pièces voutées relativement grandes qui entourent une très grande cour, là des femmes dont celle d'Hillel Yaffé s'occupaient des vergers qu'ils plantèrent. Pour les arroser ils creusèrent un puits et firent un bassin attenant pour l'arrosage des arbres, la société de conservations de bâtiments a restauré dernièrement le caravansérail, le puits et le bassin.

Dans une des lettres qu'écrivit Aaron Aronshon à sa fiancée Rivka, il mentionne son passage dans cette ferme et parle aussi de ce puits et de son bassin attenant.










PROPRIETE LENG.
En 1927 Hillel Yaffé revint s'installer à Zirhon Yaacov et fonda un hôpital régional où il lutta contre la malaria. Le docteur Lévita et sa femme était le seul couple d'amis de la famille Yaffé, leur fille se maria avec Herbert Bentwitch un être noble, un puissant mélange d'anglais traditionnel et de juif conservant ses coutumes et ses traditions.










CIMETIERE.
MEMORIAL D'AARON ARONSHON

TOMBE D'HILLEL YAFFE

TOMBE DE SARAH

Hillel Yaffé et Aaronshon étaient deux bons amis mais leur amitié fut interrompu par un grave conflit, Hillel accusa Aharon de lui avoir volé ses recherches sur la malaria et les avoir fait publier à son nom.

En 1912 Hillel Yaffé fonda l'école Réali à Haifa

En 1934 une grande fête fut organisée en l'honneur des 70 ans d'Hillel Yaffé

En 1936 HILLEL YAFFE nous a quitté


le blog de Annette Malka - Visiter Israel DECOUVRIR ISRAEL AVEC ANNETTE


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# Posté le dimanche 29 mars 2009 00:38

merde au boycoot

Modifieret merde au boycoot 10:27
Lefebvre

Et merde au boycott !


Une nigérianne à Jérusalem (Février 2009)

« Est-ce le rôle du Point ou du Nouvel Observateur de laisser se propager des slogans antisémites sur leurs sites ? »

Question judicieuse de Jean-Michel Thénard dans le Canard enchaîné du 11 février 2009.

L'ami Thénard s'exprime ainsi dans un article consacré à Arthur, l'humoriste et animateur télé, qui fut dans l'obligation d'annuler ses spectacles devant la pression de quelques excités idéologues. Vals les Bains, Lille, Belfort, autant de lieux qui virent une machine bien huilée se mettre en place.

Thénard affirme que, dans ces manifestations, un pas a été franchi qui « flaire mauvais son antisémitisme ».

Le citoyen français un peu informé est désormais celui qui a lu le Canard, Charlie Hebdo ou qui a écouté Yves Calvi. C'est bien peu d'information pour une grande démocratie.

En réaction à ces manifestations, Arthur se fendit d'un article dans Le Monde « D'où vient cette haine incendiaire des âmes ? » (lire à ce propos sur Primo de Jean-Pierre Chemla). Les forums de ces journaux furent immédiatement envahis de propos répondant à la qualification juridique “d'incitation à la haine” sans aucune modération de la part de ces grands quotidiens

Et l'éditorialiste du Canard de conclure son article en disant « Le cas d'Arthur ne fait pas rire. C'est grave pour un humoriste, mais pas que pour lui ».

Thénard a raison : c'est grave pour tout le monde.

De fait, ces manifestations, appels au boycott, se multiplient comme les blennorragies un bel été à Saint Trop'.

Ceux qui ont pris la défense d'Arthur, dont l'excellent Didier Porte sur France Inter, font la différence entre la liberté pour un artiste d'exercer librement son métier et le reste des activités d'Arthur, animateur sur TF1 d'une de ces émissions pitoyables dont Endémol a le secret.

« A prendre ou à laisser » est ce type de programme racoleur dans lequel un candidat doit choisir la boîte qui contient le plus d'argent possible. Elles vont de 1 centime à 1 million d'euros. Souvent, le candidat, à qui on a fait miroiter monts et merveilles, repart en pleurant.

Arthur, animateur, qui se lamente dans Le Monde de la dignité perdue, perd la sienne en exploitant la cupidité de ses contemporains. Cela ne justifie en aucun cas les outrages dont il est victime.

Mais il n'est pas le seul.

Dernièrement, Anne Roumanoff a dû annuler sa participation à une soirée en faveur d'une association humanitaire à Genève. Les recettes de cette soirée devaient être consacrées aux handicapés israéliens, victimes des attentats suicides et blessés de guerre.

Les pro-palestiniens en ont décidé autrement. Collectif Urgence Palestine, Femmes en Noir Genève, Ligue suisse des droits de l'Homme/Genève, Gauche anticapitaliste, autant de petites officines hyperactives dès qu'il s'agit de dénoncer Israël et « taiseuse » sur les crimes commis au Darfour.

Rappelons que Genève va recevoir la grande sauterie internationale intitulée DURBAN II au mois d'avril, une occasion pour tous les régimes dictatoriaux, racistes – voire esclavagistes - du monde arabe et pour les ONG qui leur sont affiliées, d'éjaculer leur haine d'« Israël, pays raciste ».

Leurs infâmes soubresauts spasmodiques ne leur permettront d'atteindre le septième ciel que lorsqu'Israël sera condamné.

Et les séparatistes s'y mettent

En Espagne, la chanteuse israélienne Noa est elle aussi, victime, d'un mouvement indépendantiste.

L'association basque Askapena appelle au boycott de ses concerts à San Sebastien, en raison des «propos scandaleux» tenus par celle-ci dans une lettre à la population de Gaza, le 8 janvier dernier. (Lire une traduction partielle par ISM, une des vitrines européennes du Hamas)

Que contenait cette lettre ?

"C'est avec le c½ur lourd que je vous écris aujourd'hui. Gaza brûle. La frontière avec Israël est sous le feu. Des enfants de chaque côté de la barrière sont terrifiés, traumatisés pour la vie, meurtris dans leur chair et dans leur âme. Le sang coule.

Et aujourd'hui, aujourd'hui je le dis, nous avons une ennemi commun, un horrible ennemi en commun, et nous devons tous travailler ensemble pour l'éradiquer. Cet ennemi est le fanatisme, mes amis. Cet ennemi est l'extrémisme dans toutes ses réincarnations et ses manifestations les plus abjectes.

Cet ennemi, ce sont tous les hommes qui mettent "Dieu" au dessus de la vie, qui prétendent que "Dieu" est leur épée et leur bouclier, qui disent que "Dieu" est de LEUR côté. Juifs, Musulmans, Chrétiens, tous partagent ce trait noir. Tous sont tombés dans ce fanatisme destructeur et horrible à un moment donné de leur histoire, et les résultats ont été dévastateurs".

En quoi ces simples mots devraient-ils mériter la vindicte populacière d'un mouvement autonomiste ? Noa a osé dénoncer le Hamas. Cela ne leur plait pas, à ces minables argousins.

Une terre pure pour des peuples purs ?

Une partie non négligeable des mouvements séparatistes ou nationalistes, qu'ils soient basques, bretons, alsaciens, corses ou arabes ont toujours eu partie liée avec le fascisme et l'occupant nazi.

Les thèmes régionalistes, écologistes, identitaires sont parfois un excellent rideau de fumée pour recycler de vieilles idéologies nauséabondes.

Quelle est en effet la différence fondamentale entre "la Corse aux Corses", "la Bretagne aux Bretons", "la Palestine aux Palestiniens" et "la France aux Français" ?

Ce sont les premiers à brouter l'herbe folle des prairies du racisme le plus abject. Ils s'y complaisent, y trouvent leur fonds de commerce et la justification de leurs alliances historiques douteuses.

Dans les banlieues, aucun étranger au clan ne peut plus se risquer. Les territoires sont marqués.

C'est bien de cette mouvance que sont issus les dictateurs de la pensée, ceux qui interdisent toute forme d'art, d'humour, de caricature, de cinéma, qui brûlent les livres, détruisent les DVD et accessoirement, vitriolent les visages des filles qui vont à l'école.

Au Moyen-Orient, la Palestine ne sera, aux dires du Hamas et du Fatah, libre que lorsqu'elle sera judenrein, c'est-à-dire débarrassée de la présence des Juifs.

Qui est le raciste ?

En Israël, malgré la poussée inquiétante de l'extrême droite, les panneaux indicateurs sont en trois langues.



Juifs noirs d'Afrique, du Yémen et d'Iran, arabes palestiniens, tous sont citoyens d'un Etat qui ne pratique aucun racisme, qui accueille sans distinction l'Ethiopien et le Russe.

Pour ce dernier, qui n'a jamais connu la démocratie, il est regrettable, mais pas étonnant de le voir se jeter dans les bras d'un Avigdor Lierberman.

Les tentatives d'intimidation, de boycott, de haines internationales recuites contre les juifs ont certainement fait le lit de ce populiste aigri.

Heureusement, la démocratie est encore assez profondément ancrée en Israël pour que ce pays ne cède pas aux pulsions mortifères du racisme. Quels sont les Etats arabes qui peuvent en dire autant ?

Quand aux organisations internationales chargées de la sécurité du monde, ou s'érigeant en juges du racisme des autres (“faites ce que je dis, surtout pas ce que je fais”!), qu'elles se taisent, qu'elles disparaissent.

Elles ont depuis longtemps perdu toute crédibilité.

Pierre Lefebvre © Primo, 25 février 2009

Photos Catherine Leuchter

Amit



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# Posté le samedi 28 février 2009 04:40

La Borgel aujourd'hui - Albert Zerbib

La Borgel aujourd'hui - Albert Zerbib
Mon cousin, tunisien d'origine, habite en France, visite Tunis et essayes de trouver la tombe de notre grand-mere....voila son impression!! :L'état de délabrement général du grand cimetière juif du Borgel , à Tunis est choquant ! Laissé à l'abandon ! le nombre impressionnant de stèles brisées, tombes saccagées; Les herbes envahissantes et les poubelles amoncelés à même les tombes témoignent de l'absence de respect porté au lieu. Sans registre, entre détritus et Pierre renversées, retrouver une tombe est impossible. Je ne reverrai pas la tombe de ma grand-mère.



site Amit - lire l'article
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# Posté le dimanche 22 février 2009 00:39

Le film césarisé de Claude Miller : Réaction du public tunisien - Par Souhail Ftouh

Le film césarisé de Claude Miller : Réaction du public tunisien - Par Souhail Ftouh
Tunis qui s'est tenu à Tunis entre le 20 novembre au 3 décembre 2008 -

La projection en Tunisie du film "Un secret", qui retrace la vie d´une famille juive dans la France occupée par les nazis, a causé une vague d'indignations dans la presse tunisienne arabophone. Le film césarisé de Claude Miller, qui met en scène Patrick Bruel et Cécile de France, a été présenté au 15ème festival annuel du cinéma européen à Tunis qui s'est tenu à Tunis entre le 20 novembre au 3 décembre 2008




Les spectateurs désertent la projection du film, "trop favorable aux Juifs"




Des spectateurs tunisiens ont décidé de déserter tout simplement la projection du film "Un secret", qui évoque la vie de cette famille française juive dans la France sous occupation. Au bout de 30 minutes certains ont trouvés ce film "trop favorable aux Juifs". Certains ont confié à aljazeera.net, le site de la chaîne télévisée du même nom, qu´ils se demandaient pourquoi l´Europe, et la France en particulier, étaient si favorables aux Juifs, appelant même le président français "le Sarkozy pro juif".


Le responsable tunisien du festival, Ibrahim Al-Latif, a même blâmé la délégation européenne qui était responsable du choix des films. Selon l´avis d´un jeune spectateur mis en ligne sur aljazeera.net, la décision de projeter "Un secret" donne "le sentiment que la délégation européenne, qui supervise le festival, est sous la domination des Juifs." (1)



Al-Sabah : Ouvrir le festival avec ce film était inapproprié, vu le siège de Gaza





Muhssin Al-Zaghlawi, dans un article du journal tunisien Al-Sabah, estime que "non seulement la date du festival a été mal choisie, vu qu´il est tombé au moment du durcissement du blocu de Gaza et d´une aggravation sans précédent des souffrances des palestiniens, mais en outre le film choisi par les organisateurs (...) était inapproprié, de l´avis de nombreux observateurs (...)



Une grande partie des spectateurs tunisiens présents à l´ouverture ont été surpris par les événements du film qui souligne l´aspect tragique des faits. Le film s´efforce de présenter les Juifs comme le seul peuple de l´histoire à avoir été victime de l´injustice, de crimes et de massacres. Ainsi, certains spectateurs ont décidé de quitter la projection sous le nez des invités et des organisateurs (...)


Cela pour protester (...) contre le mauvais choix de l´équipe tunisienne et européenne qui a organisé le festival (en admettant que leurs intentions aient été bonnes), choquant le public dès l´ouverture avec un film politisé qui, outre son contenu, porte atteinte à l´orientation du festival en n´étant pas loin de l´écarter de son cadre culturel et artistique et en le faisant entrer dans le très peu innocent labyrinthe de l´instrumentalisation.



L´actuelle siége israélien oppressif contre les palestiniens de la bande de Gaza, qui laisse prévoir un désastre humanitaire, est un événement qui devrait nécessairement jeter une ombre sur n´importe quel festival, culturel, intellectuel ou autre, en n´importe quel lieu. Les organisateurs du festival (...) auraient dus en tenir compte en n´accordant pas des honneurs de l´ouverture à un film portant sur la tragédie des Juifs pendant l´Holocauste (...), d´autant plus que le blocus israélien criminel de la bande de Gaza a atteint une inhumanité sans précédent." (2)




Un journal d´opposition : l´entité sioniste profite de toutes les occasions pour rappeler l´Holocauste au monde




Dans un article proche paru le 28 novembre 2008 dans Al-Watan, journal dépendant du parti de l´Union Démocratique Unioniste (de l´opposition), Noureddine El-Mbarki écrit : "Je ne sais s´il s´agit d´une coïncidence ou si cela a été planifié à l´avance. Je ne tiens pas à accuser injustement qui que ce soit. Mais ce qui est arrivé le jeudi 20 novembre au Colisée me pousse à me demander si les organisateurs du 15ème festival du cinéma européen étaient bien conscients de ce qui se jouait à l´ouverture.


Durant la semaine dernière, le blocus de Gaza a atteint un niveau dangereux : coupes d´électricité fournissant de l'elecrticité aux habitants et aux institutions médicales et économiques, boulangeries venant juste de fermer. Des enfants et des personnes âgées se battent contre la mort dans les hôpitaux à cause du manque de médicaments et des appreils qui ne fonctionnent plus. Les familles ne trouvent rien pour apaiser leur faim et certaines boulangeries font du pain à base de farine animale. C´est une situation tragique et inhumaine, générée par le blocus de l´entité sioniste à la frontière.




Alors même que des voix se font entendre pour briser le blocus de Gaza, le 15ème festival annuel du film européen à Tunis s´ouvre avec un film qui évoque (...) la tragique situation des Juifs lors de la seconde Guerre Mondiale(à travers l´histoire de familles juives en France et les victimes de l´Holocauste tombées entre les mains des nazis (...)


Il est bien connu que l´entité sioniste et les lobbys juifs, dispersés dans le monde entier, profitent de n´importe quelle occasion, aussi triviale soit-elle, pour ´rappeler´ l´oppression dont ont souffert les Juifs, notamment celle exercée par les nazis lors de la seconde guerre mondiale, cherchant par là à occulter les crimes perpétrés par l´entité sioniste dans les terres palestiniennes occupées. Ces crimes détruisent tout : forêts d´oliviers, maisons, (au moyen du) siège tyrannique sous lequel la population périt, des raids aériens, des assassinats, etc.



Ce qui se passe à Gaza est un vrai crime selon tous les critères. Malgré cela, le monde continue de jouer les spectateurs. Et en Tunisie, avec l´aval du ministère de la Culture, on projette un film sur l´oppression des Juifs à travers ´l´histoire d´un enfant à la recherche de son identité´, alors même que les enfants de Gaza, sous le siège, ne peuvent trouver de lait ou quoi que ce soit pour apaiser leur faim (...) " (3)



Réactions positives dans la presse tunisienne francophone





En revanche, la presse francophone en Tunisie a avancé que des observations positives pour le film, ne mentionnant même pas les éventuelles implications politiques de sa projection au festival. Une critique paru dans Le Temps évoque "la tendresse torturée et la délicatesse de l´univers de son auteur" (4) tandis que le film est décrit, dans une autre critique du même quotidien comme étant "tout en nuance, en élégance et en finesse. Il n´empêche que la passion couvre terriblement là-dessous, comme un volcan en éruption, dans les strates, mine de rien, jusqu´à exploser au grand jour (...)" (5)



Pour l´Agence Tunis Afrique Presse elle relève l´aspect autobiographique du film : "Miller se confronte aux douloureux souvenirs de l´occupation et des camps de concentration d´où plusieurs membres de sa famille ne sont jamais revenus."




Notes:

(1) www.aljazeera.net, Novembre 23, 2008.
(2) Al-Sabah (Tunisie), sur www.tunisia-sat.com; l'article ne figure pas dans les archives en ligne, mais il a été cité dans un rapport contemporain de Reuters "arabe de service.
(3) Al-Watan (Tunisie), Novembre 28, 2008; sur www.tunisnews.net, Novembre 29, 2008.
(4) Le Temps (Tunisie), Novembre 20, 2008.
(5) Le Temps (Tunisie), Novembre 22, 2008. La différence entre le traitement de la question dans Al-Sabah et dans Le Temps est particulièrement remarquable étant donné que les deux documents appartiennent au même éditeur.
(6) www.tap.info.tn, Novembre 21, 2008.

l'article a été publié au site amit www.amit4u.net



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# Posté le dimanche 22 février 2009 00:33

Modifié le dimanche 22 février 2009 00:48